Wolf est né d'une chienne labrador sable.

Il a une partie de sa morphologie et sa couleur. De son caractére, il a pris la sagesse, il apprend vite et il est serviable, il reste à l'écoute de son maître.

Son pére est un berger Allemand dont il a la splendide tête et le panache, il a son intelligence et sa fidélité !

 

Il nous a donné 14 ans de bonheur. Aujourd'hui, je veux dire combien il était un chien merveilleux !

Lettre à mon chien.

Je me souviens quand tu m'es apparu dans le coffre de la voiture tout fourbu, sale, odeur nauséabonde, tout tremblant de peur. Je t'ai pris dans mes bras et d'une lèche sur la joue tu m'as dit " enfin te voilà "  !      

Depuis nous ne nous sommes jamais quittés, même  quand des fois, au combien tu m'énervais! Les bêtises de chien, oh ! que tu en as fait et des fois tu m'exaspérais !

Puis un jour, à tes six mois, la maladie t'a envahi       malgré toi. Le docteur pour chien, notre ami, voulait te donner la mort, te retirer la vie. Mais au grand  jamais, je n'aurais pu dire oui. Très peu de chance de te retrouver un jour comme le jeune chien plein de bêtises, aucune promesse.

J'ai pleuré, j'ai vu ma détresse et compris que rien n'était pire que la mort. Dans des sanglots je me suis entendu dire "reviens, fait des bêtises de chien, mon Wolf je te pardonnerai tout si tu vis". Après de nombreux soins : piqûres et médicaments, le temps des espoirs était terminé. Le vétérinaire devait te piquer.

Nous partons...Les montagnes; c'est mieux pour  mourir! Dans la voiture tu bouges à peine et installé au camping, tu ne risques pas de faire de bruit. Pourtant; quelques jours passent et tu te mets à trotter, à manger de bon appétit et enfin à galoper, comme s'il n'était rien arrivé ! Cauchemar, je viens de me réveiller ou miracle de l'amour que je t'ai prodigué !

 Auprès de moi tu as été mon compagnon, mon            confident, à tout moment dans la joie et dans mes pires moments. Les enfants, les petits, les grands, tous t'aimaient, jouer sans perdre un instant : courir, escalader les collines, même les montagnes !

Te souviens tu de nos balades en montagne au milieu des chevaux, des torrents et de nos journées en campagne, profitant du beau temps.Te souviens tu de nos escapades en Cerdagne, au sommet des splendides montagnes assis tout deux, regardant l'horizon, te tenant par le cou, je fredonnais une chanson. Et le soir sous la voûte étoilée, couchés sur l'herbe, chacun se mettait à rêver.

Mais bien sûr...Tu étais mon ombre, j'étais ta compagne, gardien de mes lieux et de mes aventures. Des nuits chaudes de l'été et des pleurs de l'hiver, galopant, sautant comme un fou dans les feuilles mortes de l'automne. Humant l'air et les premières fleurs du printemps. Toi et moi ne faisions qu'un.

Puis les enfants, les miens arrivèrent, l'un après l'autre tu les as aimé, tu les as fait rire.Te souviens tu quand je te présentais mon nouveau né couché dans un couffin, posé prés de toi sur le sol. Tu le humais, me regardais et tu semblais dire "encore un petit à protéger"! Ils t'ont quelquefois "martyrisés" et cela sans rien dire.

Puis ils sont devenus grands. Te souviens tu ?

Je cachais  l'enfant derrière un arbre et te disais "cherche le petit mon chien, cherche"! Un regard, quatre pas par ici, la truffe au sol, trois pas par là et tu partais en courant. "Tu l'as trouvé !" Et l'enfant riait. Tu frétillais de joie, la tête haute et tu revenais en gambadant, stoppais ton élan, ralentissais ton pas pour attendre l'enfant, pour revenir prés de moi.

Ils sont devenus tes copains de jeux, ceux qui te caressaient , t'aimaient , te chouchoutaient car tu l'avais tant mérité !

Le vieillissement de ton corps nous a fait souffrir, prendre la décision ultime, celle d'ou on ne revient jamais. Massage, chaleur, soins divers. Souffres-tu mon chien, mon gros toutou ! Wolfou dis-moi ! Car je sais que tu me pardonneras, je ne veux en aucun cas te perdre mais encore moins te faire souffrir ! Dis-moi que veux-tu qu'il en advienne, si demain j'ai trop de peine ! Trop de peine de ne plus te voir ! Dis-moi "chien" fais-moi comprendre !

Des larmes ont coulé, des poussières plein les yeux. Pour toujours, à ton nom les enfants restent silencieux. Plus de dix ans ont passé et jamais personne ne t'a oublié, les amis, les copains, la famille :"Wolf, oh...! ça c'était un Chien !

Moi...Chut ! Je pense à toi.

 

                




 
 
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