Les oiseaux sauvages et leur nom usuel bien connu des ornithologistes et de quelques particuliers, mais quand est -il du nom latin ?

couple de pinson des arbres 

Quelques photos de ces oiseaux qui sillonnent de jour ou de nuit notre ciel ou nos forêts ou encore nos campagnes.

chardonneret

 Si vous cliquez sur la photo vous aurez un peu de documentations et le nom latin ! Bonne découverte !

(Les photos et le caroussel sont en construction, désolé et merci de votre compréhension)

 

Quelques annecdotes, quelques conseils:

Les bébés nocturnes.

Lors d’une promenade en forêt ou dans la campagne, vous aurez peut-être la chance, oui je dis bien la chance, de trouver sur le sol une petite boule de duvet au bec crochu, les yeux placés près du bec sur le devant de la face. C’est un bébé nocturne. Il tentera de passer inaperçu ou préférera la fuite en vous voyant.
N'y touchez pas, observez les alentours, il y a peut-être une grange, une vieille bâtisse ou une maison qui vous semble inoccupée, c’est un indice pour supposer que c’est une Effraie des clochers.
Si vous êtes en pleine forêt, entouré d’arbres creux ou de bosquets, le poussin légèrement gris, vous avez en face de vous une Chouette hulotte ou un Hibou moyen-duc.
Si ce dernier vous semble en bonne santé, laissez le, les parents ne l’ont pas abandonné même si vous ne les voyez pas, eux ils vous observent, et n’attendent qu’une chose, que vous passiez votre chemin. Pour eux vous êtes des prédateurs en puissance et non des
sauveurs pour leur petit qui, par inadvertance, est tombé du nid. S'il est mouillé, vous semble maigre ou affaibli, vous pouvez prendre le jeune oiseau dans vos mains, attention aux serres! Vous pouvez sans crainte manipuler le petit, les oiseaux non pas l'odaurat dévelloppé au point de refuser leurs progénitures quand un être humain l'a touché, contrairement aux mammiféres! S'il n'est pas bléssé, posez-le sur un endroit stable, en hauteur ou dans un endroit sec et protégé. Trouvez-lui un coin tranquille non loin de l’endroit ou vous l’avez trouvé. Le moment venu, il poussera des cris pour appeler ses parents.
Les jeunes nocturnes doivent être apportés dans un Centre de Soins, le plus proche de votre région, mais uniquement s’ils sont blessés (sang, fracture...) ou dans un état de faiblesse (maigres, chétifs, très sales, très mouillées…) ainsi que pour les riques de prédation ( chat, chien ) ou si le jeune est découvert sur un bord de route ou dans une ville.

Également: en cas de dénichage suite à des travaux, soyez indulgent vos petits pensionnaires ne sont là que pour deux mois. Ils sont protégés par la loi d’une part, mais surtout ils sont indispensables. Sachez qu’un couple qui nourrit ses petits, éradique en moyenne une trentaine de rongeurs par jour, voire plus selon la taille. Une fois qu’ils seront partis, faites vos travaux en toute tranquillité, ils iront chercher un autre endroit pour l’an prochain.
Attention un bébé rapace nocturne ne doit en aucun cas faire l'objet de votre plaisir, si vous en
voyez un, observez le autant que vous voulez mais n'oubliez pas que ses parents aussi vous regardent et attendent votre départ pour s'occuper de leur petit ! 

 

Quatre mois pour être libre.

Une jeune Aigrette garzette, (du nom latin Egretta garzetta) entre au Centre de soins. Elle ne vole pas puisqu’une fracture consolidée l’empêche de prendre son envol. En l’observant et voyant son comportement semi sauvage, nous sommes persuadé que cet oiseau est habitué aux humains ! Dans la grande volière tunnel munie d’un bassin, elle fait son petit bonhomme de chemin attendant le nourrissage jour après jour pendant plus de trois mois.
Enfin… L’Aigrette fuit dès qu’on l’approche de trop près et commence à compense son handicap à l’envol. Deux points favorables pour essayer de relâcher ce bel échassier. Mais il a fallu attendre encore un autre mois pour lui rendre sa liberté. Tout vient à point
pour qui sait attendre !

Bref séjour.

Un jeudi matin du mois d’octobre 2004, un oiseau arrive au Centre de Soins dans un carton de grande taille. Le grand rapace diurne est ausculté sous l’oeil émerveillé des personnes présentent. Il semble ne rien avoir: pas de blessure et plutôt rondouillet. Pour quelle raison l’oiseau a t-il été capturé sans difficulté par des promeneurs ?
Posé au sol, l’oiseau n’a manifesté aucune envie de s’envoler. Dans la volière munie d’une caméra, l’oiseau est mis en observation. Un serpent mort est déposé sur le sol, il ne mange pas et ne s’intéresse même pas à cette proie, il préfère «jouer» avec un récipient d’eau en plastique.
Le vendredi, il dédaigne toujours son repas. Perché avec aisance et majesté sur une grosse branche, son
comportement est digne d’un rapace de son espèce, calme et débonnaire.
L’oiseau est en bonne santé: un plumage soyeux d’un bleu gris pastel nuancé de beige, un gros bec imposant, une énorme tête bien proportionnée sur un corps robuste. Ses longues pattes jaunes et bleues paraissant trop fines pour un tel oiseau !
L’oiseau est mis dans la grande volière tunnel. En trois ou quatre coups d’ailes, il est de l’autre côté. Son envergure de 1m 85 à 1m 95, paraît énorme pour la volière, même si celle-ci mesure 10 m sur 8 m, ce qui est parfait pour les rapaces plus petits.
C’est décidé, il faut relâcher l’oiseau! Il risque de s’abîmer les plumes en voulant voler et n’apprécie guère sa captivité; il sera donc bagué et relâché le lendemain.
Nous ne saurons jamais pourquoi ce magnifique rapace nous a rendu visite, mais nous savons qu’il est bien reparti après avoir englouti le menu de son choix, une couleuvre d’Esculape. Vous avez deviné quel était cet oiseau ? Un rapace qui mange des serpents et qui a pour cette cause de longues
pattes très fines , c'est un Circaète Jean-le-blanc (Circaetus gallicus).

En  2003…Quelques annecdotes!

Un camion s’arrête devant le Centre, un homme en descend, tenant un gros pull dans ses mains. Un rapace nocturne, une Chouette hulotte, en est extirpée, elle vient d'être percuter ( le haut du camion). Tout se passe bien, malgré le choc à la tête .
Une médication appropriée, huit jours sous surveillance pour savoir si elle s’alimentait correctement. Une quinzaine de jours en grande volière et voilà notre hulotte de retour dans la nature, sous le n° DA 218646 bague du muséum.
 
Un homme, d’une trentaine d’années, arrive au Centre; il vient de percuter une Buse variable de plein fouet (sur le pare brise) et semble très ému. La Buse est dans le coffre de sa voiture.La Buse avait une fracture de l’humérus. Par chance, une fracture nette. Peu de temps s’est écoulé entre l’accident et l’intervention au Centre de Soins, la plaie
ne présente aucune nécrose (partie de peau morte). Après la réduction de la fracture, 14 jours d’immobilisation, encore quelques soins, un séjour en grande volière tunnel et enfin la Buse variable fut relâchée sous le n° DA 234783 bague du muséum 

Si malheureusement vous percutez un rapace, sachez que les centres de soins existent et qu'ils ont un excellent taux de relâcher. L'oiseau victime de la route a une chance de s'en sortir si vous le conduisez dans le centre de soins le plus proche de chez vous !  Roulez sympa ! Merci pour eux et bonne route...

FIN
 
 

      




 
 
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